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FO POLE EMPLOI ILE DE
FRANCE
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, vient d'annoncer l'octroi de 1000 postes supplémentaires à Pôle emploi pour faire face à l'accroissement du chômage en France. Pas plus de précisions si ces embauches seront pérennes (en CDI) ou temporaires (en CDD et si tel est le cas... pour quelle durée?)
Voici un résumé des annonces de ce sommet sur l'emploi, trouvé sur France Televisions Infos:
Pour retrouver les vidéos, notamment celle de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO:
A la sortie d'une réunion rassemblant les partenaires sociaux organisée mercredi 18 janvier à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures nées de ce sommet social, rebaptisé "sommet de crise". Les syndicats conviés ont fait part de leurs doléances, mais aussi pour certains de leurs désaccords avec la politique gouvernementale.
• Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy
Au final il s'agira selon le président de la République d'"un effort de 800 à 900 millions d'euros de la part de l'Etat" , avec notamment 500 millions d'euros consacrés à financer des mesures d'urgence contre le chômage :
- 1 000 salariés supplémentaires vont être embauchés à Pôle emploi
- Aucune charge patronale ne sera imposée pour les jeunes embauchés dans les très petites entreprises
- Une réforme "radicale" de la formation professionnelle sera mise en place
Autre sujet majeur abordé, le logement pour lequel "des mesures extrêmement puissantes" vont voir le jour selon le chef de l'Etat :
Enfin concernant le financement de la protection sociale, une décision sera prise à la fin du mois de janvier. Le président s'adressera aux Français à cette occasion.
• Les annonces des partenaires sociaux
L'ensemble des représentants des partenaires sociaux ont également détaillé les doléances qu'ils ont présentées au chef de l'Etat, et la suite de mesures gouvernementales à venir :
• Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a détaillé que "l'Etat mettra 100 millions d'euros supplémentaires pour le chômage partiel".
• Il a également mentionné la création d'une banque nationale d'investissement pour favoriser l'emploi et la prolongation de l'allocation de fin de formation.
• En revanche, l'incertitude reste entière sur les accords compétitivité-emploi, sur la TVA sociale et sur la taxe sur les
transactions financières.
• Des syndicats mitigés
Il fallait s'y attendre, les syndicats n'ont pas tous été emballés par les débats de ce sommet social et par les annonces de Nicolas Sarkozy.
• Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a souligné qu'il n'y aurait pas d'annonce plus précise à ce stade sur le financement de la protection sociale, notamment par le biais d'une augmentation de la TVA, et que les mesures annoncées lors de ce sommet "n'auront pas d'impact sur l'emploi".
• François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a pour sa part estimé que quelques mesures pour l'emploi étaient "utiles" et "bonnes à prendre". Mais il a regrettté "le flou" qui entoure le financement de ces mesures et celui de la protection sociale.
• Laurence Parisot, la patronne du MEDEF, a elle jugée que ce sommet était "excellent" saluant la volonté de l'Etat d'axer sur la réponse à la crise par une réflexion sur "la compétitivité de notre pays".