Mardi 3 novembre 2009
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Depuis quelques jours, les chômeurs peuvent emprunter jusqu’à 3 000 euros pour trouver ou garder un emploi. 600 microcrédits seront ainsi octroyés.
Il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour retrouver le chemin de la réussite.
Une avance pour acheter une voiture, un scooter ou passer son permis, et les portes de l’entreprise s’ouvrent à vous. Forte de ce constat, l’Association pour le droit à l’initiative économique
(Adie) et Pôle emploi ont décidé d’unir leurs forces pour développer le microcrédit personnel en
France et dans tout le département.
Jeudi, l’antenne choisyenne de l’Adie accueillait sa présidente, Maria Nowak, et le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, pour la signature d’une convention sur trois ans, par
laquelle l’ancienne ANPE s’engage à orienter les demandeurs d’emploi vers l’Adie et à financer en partie l’enveloppe de ces microcrédits personnels. Ce système permet aux exclus du
crédit classique, souvent sans emploi,
d’emprunter jusqu’à 3 000 euros pour trouver ou garder un travail. Depuis quelques années, l’Adie et Pôle emploi offrent déjà des microcrédits professionnels, destinés à la création d’entreprise.
16 000 ont été octroyés en
France
en 2008, dont 200 dans le Val-de-Marne.
« J’ai eu le prêt en une semaine. »
Grâce à cela, Nadia Fanzar, habitante de Choisy, a pu mettre sur pied son magasin de téléphonie mobile, avenue Victor-Hugo. Aiguillée par Pôle emploi, Nadia s’est retrouvée à l’Adie. Elle se
souvient : « Mon projet était déjà bien ficelé, mais il me manquait 10 000 euros. S’adresser à ma banque aurait été plus long et surtout plus risqué. Grâce à l’Adie, j’ai eu le prêt en une semaine.
» Le microcrédit personnel, en revanche, existe seulement depuis le mois d’août dans le département. « Il y a pourtant un potentiel important ici, remarque Nasraddine Benabdelkader, responsable du
secteur au sein de l’Adie 94. Notre objectif est d’octroyer 10 000 microcrédits en France et 600 dans le département. »
Pour y arriver, Pôle emploi orientera ses usagers vers l’Adie et sortira 4,5 M
€ sur trois ans. Une manne qui permettra à l’association de fonctionner. Elle se rémunérera aussi en
empruntant, auprès des banques, au moins 2 M
€ à 6 %, qu’elle distribuera ensuite à ses bénéficiaires, à 9 %. Des ateliers d’initiation à la gestion financière sont aussi prévus pour
encadrer les emprunteurs. Dans trois quarts des cas, ces crédits servent à l’achat d’un véhicule ou d’un permis de conduire. Une aide à la mobilité souvent décisive pour décrocher un job. « A
Nancy, où j’exerçais, 65 % des bénéficiaires de microcrédit personnel ont trouvé un emploi ou une formation », précise Nasraddine Benabdelkader. De quoi donner du travail à plus de 400
Val-de-Marnais.
Le Parisien