Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 12:07

 

  la-gazette.jpg

 

 

Éditorial qui se cherche.

Bon, c’est le Singe (argot = patron) qui n’était pas jouasse (argot = content) parce que je voulais placer la Gazette sous le signe du parler populaire.

Sous prétexte que vous alliez entraver que dalle, il m’a forcé à revoir ma copie.

Alors j’ai décidé de placer la Gazette sous le signe de la gentillesse, c’est-y pas mignon de ma part ? Oui, absolument, la gentillesse.
Comme Pôle emploi qui s’est associé à la journée de même nom. Quand j’ai découvert ça, j’ai eu confirmation qu’à  la DG, c’était toute l’année la journée de la bêtise !

Oups, je dérape déjà, je crois que je vais être bien incapable de tenir ma belle promesse…

Il vaut mieux changer d’optique - comme dirait Johnny Halliday - et placer la Gazette sous le signe des marchés financiers, tel le Grec moyen.
Y’a pas de raison, l’Unedic est très fière d’avoir le triple A. En même temps, elle n’a pas trop de mal, les compressions de personnel ça plaît toujours beaucoup aux agences de notation.

Et boum ! Je n’y peux rien, c’est un tic, mais décidemment j’avais bien raison de ne pas insister avec  la gentillesse.

Laissons tomber. Présentons donc une Gazette qui a pour seule ambition de vous divertir et conserver votre triple Ah Ah Ah !...

Retour au sommaire

Le diable est dans les détails.

Début novembre, les organisations syndicales ont reçu un courriel qui, en substance disait ceci :

«Le Directeur général, en vertu de son pouvoir d’adjudication, a retenu le classement proposé par la commission des marchés, ce qui l’a conduit à retenir les candidats suivants :

-          Frais de soins de santé : Malakoff Médéric (en groupement avec l’UNPMF),
-          Prévoyance : l’UNPMF (en groupement avec Malakoff Médéric)

La notification correspondante est adressée ce jour aux organismes concernés.
»


Les deux organismes ayant répondu à un cahier des charges précis et détaillé, il n’y a aucun doute sur la qualité des futures prestations fournies.
Rien de choquant en soit apparemment.

Le chapitre 7 de l’accord relatif à l'assurance complémentaire santé et à la prévoyance précisait pourtant :
«  les organisations syndicales, parties à la négociation, sont associées à l'ensemble du processus et du choix du ou des prestataires. »

Lorsque nous nous sommes émus ne pas avoir été consultés au moment du choix, il nous a été répondu que nous avions été impliqués lors de l’ensemble des étapes de décisions précédentes (ce qui est parfaitement exact) mais que, selon la règle des marchés public, « le choix revenait au directeur général seul détenteur du pouvoir d’adjudication ».

Loin de moi l’idée de contester la loi…(en tout cas pas cette fois…).

Mais peut-on m’expliquer pourquoi la direction a signé un protocole d’accord qu’elle ne pouvait de toute évidence pas respecter ?…..

Retour au sommaire

La convention tripartite nouvelle est (presque) arrivée.

La nouvelle convention tripartite Etat Unedic Pole-emploi sera signée mi-décembre. C'est elle qui fixera pour les trois prochaines années les objectifs de notre établissement. A ce jour, quelques fuites de ci de là et une intervention de C. Charpy lors d'un CCE extraordinaire permettent d'ores et déjà d'en connaître les grandes lignes.

Le texte lui-même a été voulu moins long et moins détaillé que la précédente convention : cette dernière fixait en effet les modalités d'organisation « concrètes » du nouvel opérateur et se devait d'être plus précise. Cette phase de mise en place étant considérée comme terminée (sans rire), le nouveau texte fixe plutôt des cibles à atteindre en termes de résultats.

Seront ainsi recherchés :

Un accès facilité à nos services : ouverture 35h/semaine, accès internet 24/24 h 7/7 j

L'inscription sous 10 jours et le calcul des droits sous 15 jours.

La fixation d'un type de « parcours » pour chaque inscrit :
-    soit un parcours « renforcé » débutant sous 30 jours
-    soit un parcours plus classique avec « revoyure » plus tardive (à 4 mois)
Chaque conseiller aura au maximum 60 parcours « renforcés » en portefeuille (pour les autres DE, open bar sans doute ...)

Les entreprises bénéficieront de 2 niveaux de service :
-    service universel pour tous : les services actuels avec en sus un accès possible en ligne à des banque de CV de demandeurs d'emploi.
-    un service renforcé pour certains employeurs spécifiques, notamment ceux des secteurs en tension, et ceux éprouvant des difficultés de recrutement.

Par ailleurs le pilotage et le suivi d'activités étant plus axés sur les résultats, on aura l'œil rivé sur 2 indicateurs phares : le taux de sortie des DE (le calcul de ce ratio sera optimisé par croisement avec les fichiers des Déclarations Uniques d'Embauche), et un indicateur de satisfaction client (retour programmé des enquêtes de satisfaction).

Enfin, au chapitre des moyens, résumons en disant que ceux-ci seront maintenus en personnel et financièrement (sauf entourloupe ou finasserie comptable …) .De plus, en interne, la mesure phare consistera à redéployer 2000 agents des fonctions support et hiérarchiques vers le suivi des demandeurs d'emploi qui semble donc bien être la pierre angulaire de cette nouvelle convention.

La Gazette suit l'affaire et ne manquera pas de vous livrer ses réflexions dès la parution du texte.

Retour au sommaire

Présomption de non-sens.

Une récente affaire concernant le Comité d'Entreprise de Pôle emploi Ile de France a donné l'occasion au tribunal des conflits - juridiction chargée des litiges de compétence entre tribunaux judiciaires et administratifs - de trancher en faveur du juge administratif. Faut- il s'en inquiéter ?

Rappel des faits :

Le Comité d'Entreprise de Pôle emploi Ile de France traîne la Direction devant le TGI (tribunal de grande instance) de Bobigny pour non-respect de la procédure d'information-consultation du CE à propos de l'ouverture de deux nouveaux sites mixtes.

Le Préfet, comme il en a le droit, demande que le tribunal de Bobigny, instance judiciaire, soit déclaré incompétent. Le tribunal des conflits, ainsi saisi, lui donne raison et déclare que le litige relève de la juridiction administrative.

Pas de surprise… mais quand même...

On savait, depuis la gentille fable de l'organisme « sui generis » que notre mère à tous Mme Lagarde nous contait, alors que le petit Pôle emploi suçait encore son pouce, que la fumisterie ne pourrait pas durer longtemps.

C'est ainsi qu'au fil du temps, et des contentieux, le masque tombe peu à peu. A l'instar de la Nature, la matière juridique a horreur du vide et, déjà, sur les fonds baptismaux, il fallut bien ranger le nouveau-né dans une catégorie : il fut, souvenez-vous, enregistré officiellement dans la catégorie des Etablissements Publics Administratifs.

C'est de toute façon sans grande surprise que l'on constate qu'une partie de notre activité relève du tribunal administratif : Pôle emploi remplit une mission de service public et il n'est pas surprenant qu'à ce titre, il exerce son contrôle sur ce qui touche à l'organisation de ce service public. C'est une règle établie en droit français.

Mais c'est dans l'étendue de la notion d'organisation du service public que le tribunal des conflits innove, surprend et nous inquiète. En effet, en l'occurrence, les juges semblent faire le raisonnement suivant :

1.    La convention tripartite Etat Unedic Pôle emploi prévoit l'ouverture de sites mixtes
2.    Cette activité relève de l'organisation du service public de l'emploi
3.    En conséquence, un litige portant sur le défaut de consultation du CE dans le cadre d'une telle décision ne peut être examiné que par un juge administratif.

Le lecteur le moins averti comprendra que dans ces conditions, c'est bien l'interprétation dangereusement large de la notion « d'organisation du service public » qui pose question. Le rattachement d'une décision locale à la mise en œuvre de la convention tripartite pourrait donc suffire à exclure le contrôle du juge judiciaire. Or, par définition, tout ou presque peut être considéré comme découlant de la mise en œuvre de la convention tripartite, de l'ouverture d'un nouveau site à l'OATT en passant par l'EID … (liste non exhaustive)

La question est : confier l’appréciation des litiges touchant à Pôle emploi au juge administratif est-il moins protecteur ?
Sans doute. Celui-ci exerce certes un contrôle de la légalité de la décision incriminée et pourra peut être ainsi sanctionner un défaut de consultation ou d'information. Mais en pratique, il semble bien qu'on puisse craindre une sévérité moins grande que celle qu'aurait pu avoir son homologue de l'ordre judiciaire, ainsi qu'une lenteur certaine des tribunaux administratifs.

Au total, la logique de cette jurisprudence consacrerait Pôle emploi comme une institution publique, assurant une mission de service public avec un personnel de droit privé, privé lui- même de la protection et des garanties du droit privé dans ses rapports avec son employeur (vous m'avez suivi ?...)

Non-sens parfait.

Crime parfait.

Retour au sommaire

Sondage de l'espace ?

J’avais déjà fait un papier dessus le mois dernier et j’avoue qu’à ce moment-là je ne pensais pas une seconde que je me sentirais le besoin citoyen d’y revenir.

Revenir sur les sondages débiles proposés par l’équipe « Et à part ça, la famille ça va ? » qui sévit impunément sur l’intranet. J’avoue que je suis un peu gêné parce que j’ai la sensation de tomber dans la facilité et que j’ai conscience que tirer sur une ambulance n’apporte rien à ma gloire naissante.

Le problème est que le dernier sondage ne m’a pas simplement atterré comme à l’ordinaire mais de plus mis extrêmement en colère.
Je le rappelle aux distraits et donc aux mauvais salariés, la question en était « Quelle est la principale précaution que vous prenez pour éviter d’attraper la grippe ?
1) Je me fais vacciner 2) J’évite de faire la bise 3) Je me lave les mains régulièrement 4) J’évite de serrer la main 5) Je porte un masque
»


Pas de quoi fouetter un directeur territorial, me direz-vous ? Ben pour moi oui, et j’assume mon exaspération…

D’abord, j’ai noté que le sondage s’écartait d’une thématique professionnelle, ce que l’on peut considérer comme rafraîchissant ou comme hors de propos, genre mettre de l’eau dans son ricard. Un sondage sans la moindre espèce d’intérêt qui ne trouverait même pas place dans les pages intérieures de Femme Actuelle ou Télé Z.

La suite des sondages à la con, c’est quoi ? « A Pôle emploi, êtes-vous plutôt slip ou caleçon ? »
Lorsque l’été reviendra, on aura droit à quoi ? « Etes-vous mono ou bikini ? », à moins que la rubrique n’évolue vers encore plus de participatif : « Donnez vos conseil pour réussir une bonne daube » ou bien « Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? »
Dans ce dernier cas, perso, je répondrais sans hésiter « La tête de l’emploi » de Christian Charpy afin de me délecter de ses pensées philosophiques et me faire bien voir de ma direction régionale, s’il lui reste un peu de cirage pour les pompes, merci à elle de m’en adresser une caisse de son stock personnel …

Faut-il que les légumes à la tête de l’institution soient en état de coma végétatif dépassé pour pousser toujours plus loin les pièces du non-sens sur l’échiquier de leur démence…

Mais revenons à notre sondage et à la grippe, véritable phénomène de société susceptible d’impacter le cours des transactions financières mondiales au même titre que le retour des bancs de méduses sur nos côtes atlantiques ou l’annonce de la reformation d’ABBA.

J’ai d’abord pensé que ce sondage avait été concocté par des Extra-terrestres (Martiens, Petits gris ou Vénusiens rive droite, on s’en fout) embauchés pour la circonstance !
Non, parce qu’il faut vraiment débarquer d’une autre galaxie pour nous proposer de porter un masque pour se prémunir de ce  fléau interplanétaire qu’est la grippe…

 


Ouais, parce que les E.T., ils pensent que les conseillers de Pôle emploi, ils sont comme eux. C'est-à-dire qu’ils n’en foutent pas une rame, avachis les 14 doigts de pied en éventail dans leur canapé en peau de gfytud (dangereux prédateur vivant sur la planète Sirius, sortie 3) et il ne leur vient pas à l’idée qu’ils reçoivent du public.
Et ils imaginent donc que j’ai la possibilité de porter un masque dans l’exercice de mon activité !... Tiens, je me vois bien recevoir un demandeur d’emploi avec leur truc sur la gueule
« - Mwwgfff Lrraggwhnn ?
- Heu, pardon ?
- Vvwggfhhjhhdgjjhfhgshhffffkk ! »
Diagnostic partagé, l’entretien promet d’être épique.

J’aurais été moins consterné si les Martiens avaient été dans le coup, tiens, au moins se seraient-ils foutus de ma gueule sans le vouloir.
Car ce sont bien des Terriens de Pôle emploi qui ont eu « l’idée » de ce sondage qui reprend paresseusement et fort opportunément l’argumentaire de la direction générale sur la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière.
Décidemment, il semble bien exister un micro climat de servilité au sein de la direction régionale Aquitaine.
Passablement énervé par ce constat, la lecture de ce fameux argumentaire et des conseils prodigués a achevé de me plonger dans un état proche de l’explosion nucléaire.

Je constate que le volet « vaccination contre la grippe » constitue l’intégralité du plan mis en œuvre par les directions pour lutter contre les risques psycho sociaux. Pôle emploi veut bien tuer, Pôle emploi est d’accord pour provoquer des dépressions chez ses salariés en veux-tu en voilà, Pôle emploi met tout en place pour qu’ils se fassent agresser à l’accueil, mais Pôle emploi ne supporte pas l’idée que son personnel puisse avoir le nez qui coule, cherchez l’horreur !

Ce cynisme et cette indécence trouvent leur apogée dans le conseil donné pour éviter d’être contaminé : « limiter les contacts avec d’autres personnes »
Spécialistes des injonctions contradictoires, rappelons que ce sont les directions qui ont supprimé les postes de travail attitrés aux salariés, ce qui permet au tuberculeux qui s’ignore de déposer ses microbes sur le premier clavier ou la première souris libre, de cracher ses miasmes sur le premier téléphone venu, d’infecter de ses exhalaisons pré-arrêt maladie le premier bureau qu’il trouve à occuper…
Laissant autant de cadeaux de bienvenue au collègue qui vient arpenter en suivant ce champ de mines invisible…

Je ne vous cache pas que nos sondeurs en herbe sont maintenant dans mon collimateur et que je compte bien les pourrir semaine après semaine, mois après mois.

Si vous m’approuvez, tapez 1…

Retour au sommaire

Mais à quoi pensent-ils le matin en se rasant?

Du puissant SNU à l’anecdotique SNAP, tout le monde, à peu de chose près, fait le même amer constat  sur les dysfonctionnements de Pôle emploi et ses agents qui n’en peuvent plus. Même la direction, tout en niant son évidente responsabilité, ne conteste pas cet état de fait.
Pour autant, alors que le contexte n’a jamais été aussi explosif, les syndicats n’arrivent pas à s’accorder sur la mise en œuvre d’un mouvement unitaire.

Le SNU, me direz-vous, a bien lancé un appel, qui a été un échec retentissant.

Mais le but du SNU était-il bien d’instaurer un rapport de force suffisant - car c’est normalement le but d’un appel à la grève (non, ce n’est pas pour le plaisir de faire économiser un jour de salaire a l’institution) - pour infléchir la  politique du gouvernement et de la direction ?
Si tel avait été le cas, il aurait convié l’ensemble des syndicats avant, aurait convenu avec eux d’une date et de revendications communes (assez faciles à trouver, je vous assure) et un appel commun aurait été fait.

Mais ça n’a pas été le cas. Le SNU a appelé seul à la mobilisation, en prenant donc le risque de ne pas être suivi et la responsabilité d’un échec prévisible du mouvement.

Pourquoi ?

Parce que le but premier de cet appel n’était probablement pas de faire de ce mouvement une réussite, mais de faire parler du SNU. De ce point de vue- là, ce fut un succès avec une très bonne couverture média, tant dans la presse écrite qu’à la télévision.

Et je pense que c’est, même s’ils ne le diront pas, une des principales raisons qui a fait que les autres syndicats n’ont pas souhaité s’associer à un mouvement qui aurait finalement été au seul « bénéfice » du SNU.

La CFDT va nous faire le même coup avec son appel pour le 26 novembre (et oui, le 14 on n’a pas désiré mobiliser, ça faisait un peu trop week- end prolongé, par contre le 26, vous allez voir ce que vous allez voir…).

Même ma chère FO n’est pas exempte de reproches puisqu’elle a déjà plusieurs fois utilisé cette ficelle au niveau national.

Je comprends bien qu’un des dommages collatéraux  de la loi sur la représentativité est de pousser les syndicats à privilégier les décisions stratégiques ou pratiquer la surenchère, bref à faire de la « politique » afin de ne pas passer sous la barre mortifère des 10%.

Mais je trouve qu’utiliser la grève pour faire de la communication, comme d’ailleurs la faire échouer pour les mêmes motifs,   est le meilleur moyen de décrédibiliser les syndicats, pénaliser les salariés et faire le jeu de la direction.

Ressaisissez-vous.

Ressaisissons-nous.

Retour au sommaire

OSA RSA Bordeaux, le 11 de départ.

Un rassemblement inattendu

L’équipe OSA s’occupe des demandeurs d’emploi bénéficiaires du RSA et ayant besoin d’un suivi particulier pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’étendrai pas au risque de dire des conneries.

Elle gère toute la CUB, donc un rayon d’action conséquent nécessitant des agents répartis aux quatre coins de la zone (Bordeaux, Cenon, Pauillac et j’en passe…), forcément, sinon beaucoup de demandeurs d’emploi auraient à parcourir des distances conséquentes pour être suivis (là non plus, je ne détaille pas au risque de m’attirer les foudres de mon ancienne prof de Géo…)

C’est donc avec une logique implacable, que le DT Gironde a réuni les 11 joueurs de l’équipe pour leur a annoncer, avec le tact habituel caractérisant notre hiérarchie, qu’ils seraient tous réunis dans une seule et même agence, en l’occurrence Bordeaux Chartrons (celle où tu vas parfois en formation, avec vue sur un super parking de 830 000 places libres mais où t’as pas le droit de te garer, en face du Quai des marques… Oui, t’y es, celle où tu tapes plein de codes même pour rentrer et même quand tu tires la chasse d’eau des chiottes).

Un nouveau schéma tactique, quoi…

Bah pourquoi ?

Ça, c’est la question et j’avoue qu’elle est bonne. J’ai parcouru le courrier du collectif RSA, très bien rédigé et argumenté de surcroît, et je ne trouve aucune logique à ce déménagement forcé. J’aurais souhaité connaître les motivations de la direction, mais en regardant les derniers comptes rendus du CHSCT, je ne trouve pas d’info là-dessus. Rien dans les feuilles de match.

Et comme ça, pour le plaisir, je tiens à rappeler à la direction que tout nouveau projet modifiant les conditions de travail des salariés doit être soumis aux procédures classiques d’information/consultation CE et CHSCT avant même d’être présenté à un quelconque salarié (Art L4612-8 du code du travail).
Je sais, Mdâme la direction, c’est pas de bol, celui-là vous l’oubliez tout le temps... entraînant retards de déploiement, délits d’entrave et j’en passe, z’avez l’habitude, vos avocats ont un abonnement au parking du Tribunal.

En bref, OSA RSA, vous dégagez.

Et les demandeurs, la qualité de service ?

Mouahahaha, désolé, ça m’a échappé, pardon aux très bons rédacteurs du courrier. Car si j’ignore les motivations réelles de la direction (en dehors de chercher à faire des économies), je sais en tout cas  que la qualité de service  et l’intérêt des demandeurs d’emploi n’en font pas partie, l’EID en étant le meilleur exemple (je radote, je sais, mais le coup du « pas d’info sur l’indemnisation + PPAE au rabais », fallait oser le vendre…).

Il va donc falloir expliquer au demandeur qui avait son conseiller installé à quelques minutes de chez lui, que maintenant il devra traverser la banlieue, la ville, et bientôt la Garonne à la nage s’il veut continuer à pouvoir lui faire un coucou…

Je vois déjà se profiler les absences aux entretiens (j’y vais pas, c’est trop loin de chez moi) ainsi que les retards  (1/2 heure pour se garer à 900 mètres), ce qui aura immanquablement des répercussions sur la gestion (entretiens bâclés car réduits, au mieux ou au pire, des agents qui finiront leurs entretiens avec 1h de retard en fin de journée)…

Histoire de faire passer ses vessies pour  des halogènes, je suppose que l’on va entamer des supers travaux d’aménagement pour le bien des demandeurs d’emploi. Oui, je vous ai pas dit ? Le stade Chartrons est fermé au public… ce qui signifie qu’il va falloir tout réorganiser, tout repenser dans des locaux dont le bail expire dans 1 an…
Et ceci en pleine période d’incertitudes : l’arrivée à échéance de la convention entre le Conseil Général et Pôle emploi Aquitaine, le verdict des prochaines élections présidentielles et la fin du monde prévue pour le 21 décembre 2012 d’après des potes mayas qui passent boire l’apéro à la maison….

Une dernière question se pose. Actuellement, les conseillers RSA sont rattachés à une agence qu’ils réintègrent s’ils souhaitent quitter le dispositif. Mais demain, sera-ce encore le cas ? Sont-ils bien sûr de pouvoir retrouver leurs collègues, surtout si pour une raison ou pour une autre il n’y a plus de place sur leur site ? Comment vont se passer les mutations inter-clubs ?

Bon, paraît que la direction s’engage à payer le pot de départ, elle est trop bonne…   

Et les salariés, leur bien-être ?

Mouahahaha au carré… Alors là, les cocos, si vous n’en avez pas parlé dans votre courrier, moi je vais en toucher deux mots. Fini de venir à pied ou en vélo au boulot et de déposer les drôles en passant, place aux 3 plombes passées pour se garer et donc à la modification du rythme de vie, sans compter la nounou qu’il va peut-être maintenant falloir engager…

Qui va compenser cette dégradation morale et financière de la vie privée de l’agent ?

Le Père Noël s’il lui reste un traîneau de libre, vu qu’il est clair que la direction se moque éperdument des conséquences qu’auront ces changements sur le quotidien de ses salariés.

Mais rien n’est trop beau pour renforcer la qualité de service n’est-ce pas ? Si, si, je suis persuadé qu’on va nous la servir, celle-là….

C’est bien la première fois que l’on change une équipe qui gagne…

Retour au sommaire

Pourquoi ?

Vous êtes nombreux à vous (et nous) poser la question. Pourquoi ne nous sommes- nous pas associés à la grève du 14 novembre à l’appel au niveau national d’une seule organisation syndicale ?

-    Alors qu’il est évident que les dirigeants de Pôle emploi font tout pour nous rendre inopérants,
-    Alors que la poursuite des projets qui échouent prouve que tel est le but recherché,
-    Alors que les réorganisations incessantes ne masquent plus un sous-effectif structurel,
-    Alors que Pôle emploi se moque éperdument de former sérieusement ses salariés,
-    Alors que les Dialogues de performance ne servent qu’à organiser la disparition d’un service de qualité,
-    Alors que Pôle emploi multiplie en toute connaissance de cause les occasions de conflit avec les usagers,
-    Alors que la logique gestionnaire et la culture du chiffre aveugle ont remplacé le management,

Et alors que depuis des mois nous revendiquons :


•    des embauches à la hauteur des missions assignées
•    l’amélioration immédiate des conditions de travail par une organisation véritablement au service de nos usagers
•    le respect, la reconnaissance et la valorisation des compétences et des qualifications de chacun
•    l’arrêt du déploiement d’un EID dogmatique qui est déjà un échec

Alors Pourquoi ?!

Les constats et revendications énoncés ci-dessus ne sont en rien exclusifs à l’Aquitaine, vous les retrouverez dans les tracts de toutes les régions en un tragique quasi copié collé.  

Mais nous sommes convaincus que les initiatives isolées ne permettent pas de créer le rapport de force en faveur des agents, bien au contraire.

Nous considérons que les « départs de feu » locaux (s’ils ne ciblent pas une thématique spécifique) ne sont que des coups d’épée dans l’eau.

De même, au niveau national, les initiatives solitaires d’une seule organisation syndicale (sur l’air de « qui m’aime me suive ») ne sont que des entreprises contre productives.

Nous sommes néanmoins persuadés que le National est le niveau adéquat pour construire le rapport de force nécessaire pour nous faire entendre.

A ce titre, il appartient aux organisations nationales de créer les conditions de l’unité d’action sur des bases revendicatives partagées par tous.
Il en va de leur responsabilité et de leur crédibilité.

Nous sommes convaincus qu’elles vont y arriver…

Retour au sommaire

Prise de bec a Mériadeck.

Dans la matinée du jeudi 20 octobre 2011, agence Bordeaux Mériadeck, un demandeur d’emploi se présente pour connaître l’état d’avancement de son dossier et vérifier qu’un paiement d’allocation va bien être effectué.

Jusque- là rien d’anormal, la routine quoi…..

Les agents présents à l’accueil lui confirment que son dossier est bien complet et qu’il va être traité dans les plus brefs délais. Mais l’informent que ce traitement ne déclenchera pas immédiatement de paiement compte tenu de sa date de prise en charge (liée notamment à la carence congés payés).

Sans prêter attention aux explications qu’on tente de lui délivrer, l’individu explose alors littéralement. Il invoque  qu’il a besoin de cet argent pour rendre visite à ses enfants le week-end suivant.

Nouvelles tentatives d’explications en confirmant que le dossier va être traité le jour même, mais que le paiement de son allocation, si paiement il y a, ne pourra intervenir qu’au minimum sous 48 heures.
L’individu n’entend plus les raisonnements de nos collègues et  les menace alors de revenir armé (avec un flingue) le lendemain s’il n’y a pas eu de virement sur son compte entre-temps.

Il termine en leur indiquant que s’il ne peut pas aller voir ses enfants, il fera en sorte qu’ils ne voient plus les leurs non plus !

Le directeur du site prend immédiatement la mesure de la situation, conscient de la violence de  l’agression verbale et des menaces de mort à peine voilées.

Il décide de se rendre à l’Hôtel de police afin de porter plainte.

A cette occasion, les forces de l’ordre lui confirment  que l’individu est connu de leurs services, le décrivant comme un individu dangereux et violent, et le directeur de site comprend qu’il est nécessaire que les agents portent également plainte pour permettre l’arrestation rapide de l’intéressé.
Puis il  revient sur le site, et faxe aux services concernés la copie du registre pour signaler l’incident, indiquer les démarches entreprises (mise en place d’un vigile pour le lendemain, signalement de l’individu et envoi d’un courrier d’interdiction de se présenter à l’agence).
Le lendemain matin, à 11h, ni le service concerné (« Santé Conditions de travail »), ni le CHSCT n’étaient encore  informés de l’incident……suite à un problème de fax nous dira t on…. On connait de micro notes de services qui se déplacent plus vite !
Une fois alerté, ce service mettra en œuvre des mesures d’accompagnement psychologique immédiates auprès de nos collègues.

Et maintenant ? Peut-on se contenter de considérer que ce qui s’est passé à Mériadeck n’est qu’un banal accrochage, un vulgaire incident relationnel, une simple prise de bec ?

En l’espèce, le geste sans signification d’un dingue isolé ?

Malgré l’augmentation des incivilités (on parle de plus de 5000 « agressions » par an), Christian Charpy, devenu bien malgré lui le boss des bosses, préfère regarder ailleurs. Sa ligne de défense ? Il n’y a pas que Pôle emploi qui est touché par la montée des incivilités.
Traduisez : « il n’y a de problèmes parce qu’il n’y a pas de solutions ! »
Surtout lorsque l’on n’en cherche pas et que l’on nie ce qui saute aux yeux des salariés et des usagers, c'est-à-dire la dégradation du service rendu.

On veut bien reconnaître que le travail des conseillers est essentiel et difficile mais on refuse de leur permettre de l’exercer correctement.
On veut bien reconnaître que les usagers ont des besoins spécifiques (écoute, temps…) mais on s’obstine à ne pas les satisfaire.
Que celui qui n’a jamais entendu un hiérarchique dire « on n’est pas là pour faire du social ! » fasse semblant de ne pas comprendre…
On récolte toujours ce que l’on sème. Pôle emploi n’est effectivement pas le seul organisme touché par la montée des incivilités mais Pôle emploi fait parallèlement tout pour être touché autant qu’un autre.

Il est plus que temps de repenser totalement les missions de l’institution, d’y affecter les moyens permettant de les remplir et de mettre en place une organisation basée sur l’humain et non plus la comptabilité.
Toute autre considération n’est que littérature et perte de temps.
 
Et toutes les convocations de CHSCT exceptionnels n’y changeront rien… La balle est dans le camp de la direction.

Retour au sommaire

Conte à vomir debout (ou l'organisation de Pôle emploi à l'épreuve des fées).

 

Il était une fois un allocataire qui s’appelait Merlin et qui décida de faire une demande ASS (Allocation Sortilège Spécifique).  Il adressa donc son dossier au site Pau Bambi (Pau Blum) dont il dépendait et attendit d’heureuses nouvelles qui n’arrivèrent pas.

Pour la bonne et simple raison que la méchante sorcière qui hantait les lieux le fit disparaître, peut-être pour le transformer en balai pour la mener au Sabbat.

Merlin, peu enchanté par la découverte, accepta en maugréant de reconstituer sa demande car il n’y avait pas encore demeure dans le péril.

Mais ce qui n’était encore qu’un contretemps certes fâcheux devint histoire de fous ! Car entretemps, une brigade de lutins traiteurs d’ASS avait été créée sur un autre site, celui de Pau Saladin (Pau Saragosse), où la fameuse demande fut transmise. Rappelons ici que la création de  plateformes spécialisées ne vise que la recherche d’une plus grande productivité immédiate, ce qui fait jouir tous les Princes marchands… 
Cerise sur le Pinocchio, l’organisation ayant été confiée aux crétins habituels qui nous barbent bleue, l’agence de Saladin est un site à deux implantations, Saladin bleu et Saladin rose. Saladin bleu est le site qui reçoit le public et Saladin rose est le lieu où les lutins sont chargés de transformer le plomb en or.

Donc, les lutins instruisent la demande de Merlin et, estimant que celle-ci est incomplète (ce que je ne discute pas), lui envoient un courrier pour réclamer des documents supplémentaires, courrier agrémenté d’un sticker fort opportun lui indiquant de les rapporter site Saladin bleu.

Merlin transforme donc en urgence sa citrouille en carrosse pour venir porter en personne les pièces demandées.

Le « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » logiquement attendu tourne au « Ils se déchirèrent et eurent beaucoup d’avocats » lorsque Merlin, occupé à couper du gui, reçoit quinze jours plus tard le même courrier réclamant les mêmes pièces !
(le premier courrier n’ayant pas été enregistré en retour, il s’agissait d’un rappel automatique)

Sa sève ne faisant qu’un tour, Merlin met le cap sur Saladin bleu afin de demander si par hasard on ne le prendrait pas pour un simple apprenti sorcier…

L’agent d’accueil qui le reçoit, se faisant secouer les clochettes telle la fée du même nom mais ayant visiblement raté son examen d’entrée à Poudlard, fait un blocage sur son adresse et lui indique que pour tout renseignement il doit s’adresser au site compétent, c'est-à-dire Pau Bambi/Blum !

C’est dans un état d’esprit propice à changer en crapaud d’un coup de baguette magique tout interlocuteur que notre héros est réceptionné par votre serviteur, yeux de biche sortis et gousses d’ail dans la poche.  Essayant laborieusement, tel le petit Poucet, de remonter la piste des petits cailloux blancs menant à la maison familiale (remarquez que ce gamin est débile puisque son retour inopiné ne peut qu’inciter ses parents à opter pour une manière plus radicale de se débarrasser d’une progéniture superfétatoire).

J’essaie de gagner du temps, l’assoupir comme je l’ai déjà fait pour la Belle au bois dormant, pendant que ma REP schtroumpfette essaie désespérément de contacter Saragosse bleu et Saladin rose afin de retrouver la trace de la lampe magique…
Comble de maléfice, les responsables sont difficilement joignables ce jour-là, tous conviés à une réunion sur l’utilisation du Powerpoint à travers les âges…
Après maints appels désespérés, nous arrivons à obtenir une information. Le courrier ensorcelé n’ayant pas été retrouvé (encore un coup de la fée Carabosse), il a peut-être été traité sur le papier et envoyé pour contrôle au tuteur des lutins basé, lui, sur le site Pau Cendrillon (Pau Centre) !

De mieux en pire, si je puis dire, et je ne me vois pas expliquer à Merlin que son dossier a chaussé ses botte de sept lieues pour faire le tour de l’agglomération, d’autant que celui-ci s’impatiente et ressemble de plus en plus à un ogre décidé à manger tout cru le premier des sept nains qui aurait le malheur de revenir du boulot en chantonnant à ce moment-là…

Faut le comprendre, aussi. Ça fait des semaines qu’on lui raconte des fables,  qu’on lui fait user ses 1001 pattes à force de déplacements d’une agence à l’autre, alors comme il n’a plus de revenus et qu’il ne veut pas finir comme la petite fille aux allumettes, il a décidé qu’il ne partirait pas sans avoir mis le feu…

Et le petit chaperon rouge de confusion que je suis est tout prêt de se faire dévorer par le grand méchant loup en face de moi lorsque ma REP m’informe discrètement que Basil, détective privé, est sur une autre piste, pas plus féérique que les autres.
La fameuse demande n’aurait pas été envoyée sur le site Pau Cendrillon pour cause de contrôleur surbooké mais au site bayonnais dit du Chat botté distant de plus de 101 dalmamètres !

Ma dernière heure était venue.

Peu importe que vous sachiez ce qui s’est passé et comment ça s’est passé. L’important est que j’ai survécu et cela sans même prendre de Ratatouille.

L’important est de féliciter nos vilains petits canards de l’organisation inepte qui paradent fièrement dans leurs peaux d’ânes.

Et qui continueront. Ils se prennent toujours pour des adultes et comme vous le savez, les contes, c’est pour les enfants !...

Retour au sommaire

Les brèves de la section.

La réunion des Délégués du Personnel aura lieu le 25 novembre. Pour le mois de décembre, se sera le 16, avec la réunion préparatoire le 12 a Libourne. Vous pouvez nous faire parvenir vos questions en utilisant ce lien Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. .

Le CE  se tiendra le 13 décembre.

Notre prochaine réunion d'information trimestrielle aura lieu le mardi 6 décembre 2011 de 9h45 à 15h45 à l'UD FO de Gironde

Comme toujours, le repas sera pris en commun et pour cette dernière réunion de l'année, nous essayerons d'avoir un menu approprié à la proximité des fêtes.
Merci de nous indiquer impérativement votre présence  avant le 29 NOVEMBRE(dernier délai)

Vous désirez plus d'informations sur notre section ou souhaitez nous rejoindre ? En voilà une bonne idée, cliquez ici Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. .

Retour au sommaire

Mail du matin, problème sans fin.

09 : 42.Ma boîte de réception électronique a clignoté pour m’indiquer « You’ve got a mail » en provenance de AQUITAINE DR Direction qui vient de terminer son petit déjeuner au boulot . « Objet : URGENT : consigne d’application immédiate »

J’ai fait la moue. Tiens, encore une lubie. Le nouveau truc urgent du mardi qui remplace le truc urgent déjà dépassé de la veille et qui sera balayé par le prochain mail de jeudi. « Objet : URGENT », que ça s’appellera.

Je me suis fait rire. Même jaune, c’est déjà ça. Par contre, le côté « application immédiate à partir d’hier » me chiffonne. Ça sent son planning qui vient de s’autodétruire, ça. Bah, faire et défaire, c’est toujours faire, comme disent ceux qui adorent perdre du temps…

J’ai bien été obligé de m’intéresser à cette prose venue d’en haut, fautes d’orthographe comprises, ça fait partie de mon job. Allez, c’est parti : « Depuis 4 semaines les flux IDE augmentent au-delà de nos prévisions (+14%) »

Tiens, la direction a découvert qu’il y avait une crise dès novembre 2011, non, je plaisante. N’empêche qu’elle semble embêtée. Pas tant finalement que le nombre d’IDE augmente, mais que celui-ci augmente au-delà de ses prévisions. C’était bien la peine d’éviscérer 14 poulets pour lire l’avenir dans leurs entrailles, ah là là, à qui se fier, je vous le demande ?

J’ai pas compris le problème de suite. Paraît que les mesures prises et les CDD ne suffisent pas à absorber la charge. Comment ? Dois-je comprendre que l’on est obligé de refuser des inscriptions ? Ça m’étonnerait, je serais au courant quand même… Et puis, c’est possible, ça ?
A moins que la véritable difficulté ne se situe ailleurs, intuition confirmée par la phrase suivante : « L’instruction des demandes d’allocations… est prioritaire ».

J’ai compris, ça n’est pas l’augmentation des IDE qui met directement le souk, ce sont les dossiers d’indemnisation associés qui ne sont pas traités. Plus exactement qui ne sont plus traités !

Depuis l’EID exactement.

Hé, les visionnaires de la DR machin, rassurez-moi, cet EID qui exclut le traitement live des demandes , c’est pas moi qui ai fait mon caca nerveux pour le mettre en place, si ? Ou alors j’ai raté un épisode…

Z’en avez pas marre de foutre le feu à la première broussaille qui traîne et venir pleurer à chaque fois que le 18 est injoignable ?

En conséquence de quoi, toutes les ressources indemnisation seront consacrées au maniement de l’extincteur la semaine du 21 au 25 novembre. Avant la prochaine semaine de la grande liquidation des stocks parce que si tout doit disparaître, il n’est pas prévu que l’EID s’arrête, lui…

Il est vrai que l’on ne change pas une équipe qui se casse la gueule…  

En ma qualité de manager, cette histoire me met grave en porte à faux. Qu’est-ce que je vais leur dire, moi, aux quelques rares clowns de l’indemnisation qui me restent sur le site ? Des mois que je me tue à leur faire comprendre que la seule mission de Pôle emploi  c’est le retour à l’emploi. Merde, ça s’appelle Pôle emploi, c’est quand même pas pour rien. Ça s’appelle pas Pôle Allocations ou un truc de ce genre que je sache, alors comment vous voulez que je leur présente la chose ?
Parce que je les connais, les loulous. Ils vont m’écouter avec un sourire en coin et bien me faire comprendre qu’ils vont me faire l’aumône d’obéir.
« Vous voudrez bien m’apporter un café à mon poste avant que je commence à bosser, sinon je risque de ne pas être à 100% et de traîner un peu. Deux sucres ». Je les entends déjà.

Et les autres, les « placement », je leur dis qui quoi ? Que comme leurs collègues planchent sur les dossiers en retard en coulisses, ils vont devoir se démerder tout seuls avec le public ? D’autant que si l’accueil téléphonique file RAC est aussi fermé, ils n’ont pas d’échappatoire et sont bons pour enchaîner les engueulades à longueur de journée !
C’est peut-être ça le grand plan de la direction pour lutter contre la montée des incivilités à l’accueil !...
Apparemment, nous sommes sauvés puisqu’elle a prévu un message au 3949, la ligne d’écoute psychologique à destination des usagers, les informant de ne pas se présenter sur site.

Comme si les motifs de visite ne concernaient que le non traitement des dossiers d’indemnisation ! Je me demande si quelqu’un a déjà entendu parler des indus, des problèmes d’enregistrement de bulletins de salaire, j’en passe et des plus rigolotes…
Pas la DR apparemment…  Ah, si, j’ai le droit de mettre de l’ARC indemnisation, mais avec modération, pardon, « modulation » comme précisé, c'est-à-dire qu’on me refile la patate chaude…

Décidemment, le coup de l’autonomie masque mal que plus personne ne dirige plus grand-chose…
J’ai donc dû présenter ce plan en en vantant la fulgurance absente et tenter de convaincre que les mêmes qui nous ont mis dans la panade ont maintenant la prétention de savoir comment nous en sortir.
J’ai vraiment de bons agents, ils ont fait semblant de me croire…

J’ai quand même retourné un mail à ma direction. « Objet : URGENT : consigne d’application immédiate »
Message : « Ne vous mêlez pas trop de gestion ,vous ne savez pas faire,  reprenez plutôt des cornflakes ! »

Si vous appréciez les mini billets d'humeur, vous pouvez retrouver les vrais sur le site de FO Pôle emploi Aquitaine.

Retour au sommaire

Revue de presse.

Cette rubrique n'a plus de raison d’être.
Vous pouvez en effet consulter notre revue de presse sur notre site FOPOLEEMPLOIAQUITAINE.ORG

Retour au sommaire

Crédit.

Merci à ceux qui, en plus de l'équipe de rédaction, nous ont aidés à faire ce numéro.

Nous avons réalisé ce projet avec beaucoup d'enthousiasme et de bonne volonté, mais également une grande inexpérience. N'hésitez donc pas à nous contacter pour donner votre avis, vos conseils, vos suggestions.....
Vous pouvez de même nous faire part d'informations, locales ou non, que nous pourrions relayer dans les prochains numéros.

lagazetteduguichet@dbmail.com Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.
et bien sûr
Syndicat.CGT-FO-Aquitaine@pole-emploi.fr Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.

 

Par polo - Publié dans : gazette du guichet - Communauté : FO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

FO POLE EMPLOI IDF

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés