Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:26

 

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Éddy Torial.

« Et bonne année, hein ? ». Ouais, c’est ça, meilleurs vieux !

La fin du mois se profile et je vais enfin être tranquille. C’est pas que je me défile mais tous ces vœux m’horripilent. Finis les messages électroniques qui inondent ma boîte mail pour me renvoyer sur un site quelconque. Coucou, Jean Bassères a choisi cette carte pour vous.
Super, des cadeaux de Noël au pied d’un sapin multicolore, des rennes avec un bonnet rouge sur les bois qui sortent le museau des paquets pour entonner une improbable chanson… J’en ai encore froid dans le dos !

Et puis maintenant, il va y avoir les bonnes résolutions 2012. Non, pas les vôtres, celles que vont vous faire partager vos collègues ou votre famille et dont vous vous fichez bien.

Moi, j’arrête de fumer, c’est pour ça que j’aurai des aiguilles de 10 cm dans les oreilles pendant six mois (Nathalie), moi cette année je fais castrer le chat ça va bien le calmer (tatie Paulette), moi j’ai décidé de proposer un accord de méthode qui intégrera les priorités de la convention tripartite en associant largement la ligne managériale et les agents (Jean), moi je m’implique dans la réalisation des objectifs dans un souci de qualité de service à rendre à nos clients DE et entreprises (l’idiot du village).

Je sais, vous allez penser « Il va pas mieux en 2012, Pépé Eddy ! Il n’a pas pris ses gouttes, c’est la bûche qui n’est pas passée ? »

Un peu de tout ça. Juste que c’est vous qui avez changé d’avis, pas moi. Je ne vois pas pourquoi les choses qui ne passaient pas en 2011 devraient être magiquement digérées en cette nouvelle année. Surtout que ma cuisinière me confirme que l’on va encore manger chaud !...

Bon, je prends sur moi parce que c’est le redac’chef qui insiste, il trouve ce premier édito de l’année pas assez optimiste. Lui aussi doit faire partie de la secte des winners à deux balles…

Allez, l’équipe de la Gazette vous souhaite à tous et toutes une excellente année ! Nous, on se souhaite juste de devenir « veilleurs mieux » !.

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Sommet social ?

Ou quand les politiques pensent qu’on ne sait pas lire, qu’on ne sait pas compter et qu'en plus qu’on a perdu la mémoire…

Le chômage est une des préoccupations principale des français et en cette période électorale, il est toujours bon d’avoir l’air  de s’en occuper.

A cet effet, notre bon président a convié l’ensemble des syndicats à un « sommet social » et a annoncé à l’issue  de la réunion une série de mesures…

Commençons par la moins polémique puisque c’était une demande syndicale forte, le développement du recours au chômage partiel et des formations pendant cette période,  l’objectif étant de maintenir au maximum les salariés dans l’entreprise.
Quoi qu’on puisse relever que si préserver des emplois, c’est bien, essayer d’en créer c’est encore mieux !...

Et c’est à partir de là qu’on a commencé à nous prendre pour des imbéciles (pour rester poli)

-    1000 postes de CDD supplémentaires pour Pôle emploi : je prends ma calculette (pour être sûr de ne pas me tromper, MOI) : 1800 postes en moins décidés en 2011 et 1000 en plus décidés en 2012….je suis sur un moins 800 moi, mais bon….

-    Un dispositif « zéro charges » pour l’embauche de jeunes dans les TPE : ce dispositif (qui ne s’appliquera que pour les moins de 26 ans, restriction budgétaire oblige) existait déjà de 2009 à mi 2010, date à laquelle il a été supprimé.
Soit c’était un bon dispositif et alors il était irresponsable de l’arrêter, soit il était inefficace et dans ce cas pourquoi le relancer ?

-    Et enfin, un plan pour les chômeurs « longue durée » qui devront tous être reçus et tous se voir proposer une solution. Une solution pour 780 000 personnes, et seniors en plus ? Ce chiffre a lui seul décrédibilise l’annonce car je vous rappelle qu’à la même époque l’année dernière, le président avait « déjà » fait un discours du même genre, en donnant la même consigne, et que cette mesure avait déjà donné très peu de résultat…

Tout ceci a un coût bien sûr, coût estimé à 430 millions d’euros.  Et c’est là que l’on touche le fond.
En effet, cette somme va être financée par un redéploiement des crédits de l’Etat…. Y compris ceux  affectés au budget de l’emploi !...
Il n’a manifestement pas été jugé pertinent d’indiquer dans ce discours les dispositifs qui seront sacrifiés pour financer ces nouvelles mesures loin d’être nouvelles…

Vivement que cette période électorale se termine car le sujet est trop important pour être ainsi réduit a des effets d’annonce à destination des médias et des populations…

Un sommet social, ça ? Un sommet où l’on évite soigneusement d’aborder les sujets qui fâchent (TVA sociale par exemple), un « sommet » dont il ne sort que quelques mesurettes qui pourraient être décidées dans le cadre de n’importe quel cabinet interministériel…
Plutôt un « basset social », oui, mais n’y voyez aucune allusion !...

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Et voilà, c'est fini.

Le droit d’option pour les salariés du public est clos depuis le 31/12/11. Et si les chiffres peuvent encore évoluer à la marge (il reste quelques demandes non encore traitées à ce jour), ils sont déjà très instructifs.

Contrairement à ce que peuvent laisser penser les nombreuses attaques et actions en justice de certains syndicats contre notre CCN, force est de constater que cette défiance n’est pas partagée par les agents.

Près de 80% des agents susceptibles d’opter l’ont fait. Un tel chiffre ne pouvant pas s’expliquer par l’attrait d’une mesure particulière (par exemple l’accord senior), force est de constater que c’est bien l’ensemble de la CCN qui a été ainsi « plébiscité ».

Pôle emploi est donc passé, depuis sa création, d’ 1/3 d’agents privés à plus de 85%.

Nous allons essayer, lors d’un prochain numéro, de donner la parole à ceux qui n’ont pas opté, afin de comprendre leurs motivations et présenter leurs arguments. Si vous êtes concernés, n’hésitez donc pas à nous envoyer votre témoignage en cliquant ici.

 



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Pôle emploi et sa fesse de bouc.

Que les choses soient claires, je n’aime pas Facebook.

Je ne suis pas réac, mais avouons-le, c’est parfois un nid à merde. On y croise des virus, des pédophiles, des gens qu’on ne veut pas croiser et qui salissent un mur que je n’ai toujours pas trouvé.
Même les stars se font pirater leur Facebook privé, d’où certaines photos de soirées « particulières » avec des actrices et acteurs que je n’aurais jamais imaginés dans cette… position.

Le principe est simple, les accros à Big Brother mettent des messages, des photos super intéressantes du genre « la p’tite chienne Quintal qui pisse sur sa maîtresse » avec un commentaire tout aussi gnan gnan : « Ho, elle fait pipi sur sa maman ». Je passe sur les photos de vacances, moi à la plage, moi à la mer, moi qui vomis pendant les fêtes de Bayonne… Le genre « soirée diapo des années 70 chez tonton Michel » !...
Bizarrement, sur le Net, ça fait mode.

Pis t’as les contacts, qui ne sont pas forcément tes amis, qui cliquent sur un pouce pour dire qu’ils aiment, là, t’es super heureux ! Histoire de flatter l’ego des facebookeurs, il n’y a pas de bouton « j’aime pas », comme ça, t’es persuadé que tout le monde aime, et que les autres n’ont pas eu le temps de commenter ta dernière photo qui ne fait rire que toi.

Pôle Emploi, toujours à la pointe de la technologie (ne vous marrez pas !!!), a décidé de reprendre ce système de pouce levé qui signifie, je le rappelle, « j’aime » !

D’un intérêt super discutable, enfin bref, il nous propose tout plein d’articles inintéressants et la possibilité de cliquer pour dire « j’aime ». Etant un peu mythos sur les bords, il a été décidé, dans les hautes sphères, de ne pas proposer un « j’aime pas », probablement par peur de faire sauter les serveurs… ou officiellement, pour respecter l’esprit fesse de bouc.

J’ai donc sélectionné quelques articles, images à l’appui, afin qu’on ne me traite pas d’affabulateur et je vous laisse seuls juges :

 


On ne peut pas être plus clair, le pognon rassemble les foules, les infos du CNGASC font partie des plus lues (dommage pour un certain syndicat, ça c’est fait).

 


EID, zéro personne aime, mouahahaha, désolé, trop facile, pas pu m’en empêcher.

 


5 personnes aiment l’organigramme, j’ose tenter un « 5 des 6 directeurs concernés », le 6ème étant probablement en train de dormir relire le texte de sa prochaine réunion.

 


Seule 1 personne aime, c’est inquiétant ! Oui, c’est inquiétant qu’1 personne apprécie que les aides à la mobilité baissent de 47% !!! Gageons que c’est une erreur,  mais il en ressort que les prestataires n’ont pas la cote.

 


9 personnes ont à cœur l’article sur les défibrillateurs. Pas vraiment d’explication, faut dire que je l’ai trouvé par hasard… Dommage, il aurait mérité plus.

 


Alors là, respect, le big boss fait partie des plus lus, bon, c’est vrai, si on compte tous les directeurs, cadres en structures, placards dorés et autres lèche-bottes, finalement c’est pas énorme…

Précision du comité de rédaction : c’est à l’occasion de cet article que certains membres de la Gazette ont découvert le nouvel onglet et cliqué sur le pouce pour vérifier le bon fonctionnement du décompte. On ne les y reprendra plus tellement ils ont honte aujourd’hui.

 


Big boss 2 le retour, à peine arrivé, la cote baisse déjà, ça promet… Allez les cadres, cliquez, quoi !!!

Voilà, c’était un p’tit clin d’œil à tous nos mythos, sans rancune et bonne année à tous ou presque.

Précision du comité de rédaction (bis) : fidèle à sa charte de déontologie enviée dans le monde entier, le comité tient à condamner formellement la malhonnêteté intellectuelle et les procédés douteux du rédacteur de cet article. Nonobstant le côté plaisant de ce dernier, notre collaborateur (qui comparaîtra prochainement devant notre conseil suprême de discipline) mélange allégrement les époques, tirant des conclusions malvenues sur des articles «non « likés » alors que l’innovation n’était pas encore mise en place ou pas encore repérée.
Nous profitons de cette incidente pour passer la petite annonce suivante : « Association but très peu lucratif cherche rédacteurs moralité irréprochable , prise poste le mois prochain »
 

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Adieu la CNGASC, on t'aimait bien !

C’est  quoi la CNGASC ?
La Commission Nationale de Gestion des Activités Sociales et culturelles est (était ?) un organisme national qui gère 1.3% de la masse salariale de Pôle emploi et les redistribue aux salariés via les CE régionaux.
Elle s’occupe entre autres des prêts et dons et assure à chaque salarié du territoire une dotation de 170 euros et de 360 euros par enfant.
Cette dotation venait en complément de celle des CE qui gèrent directement 1.2% de la masse salariale de leur région et redistribuent en fonction des particularismes locaux, dit plus abruptement, en fonction de l’idéologie des représentants élus qui détiennent la majorité dans chaque CE

Que s’est-il passé le 5 janvier 2012 ?
La cour d’appel de Paris, tout en reconnaissant l’existence légale de la CNGASC, a déclaré son financement illégal. En clair, elle n’a pas le droit de gérer les dotations à destination des salariés de Pôle emploi. Les dispositions du code du travail stipulent en effet que les comités d’entreprise ont le monopole de la gestion des activités sociales et culturelles.

Qui veut la peau de la CNGASC ?
Sans véritable surprise, on trouve le SNU en tête de gondole dans cette tentative réussie de démolition. La raison ? Je prends mon souffle, je m’auto censure, j’évite les attaques les plus perfides et je vous le dis aussi poliment que je peux. Quelles que soient les arrière-pensées réelles de ce syndicat (agitation permanente à visée électorale, considérations plus mercantiles), un fait demeure certain et en cela le SNU n’a jamais dévié de sa ligne de conduite.
Je résumerai par : « Ça vient de l’Assedic, alors c’est pas bien ! »
Une position partagée par les syndicats issus de l’ANPE comme SUD et la partie CGT provenant de cet organisme.

Qu’est-ce qui change ?
Dorénavant, les fameux 1.3% précédemment gérés par la CNASGC sont versés directement aux CE qui voient de fait leur dotation globale augmenter pour représenter au total 2.5% de la masse salariale régionale.
Modification purement technique, penserez-vous superficiellement. Pas vraiment. La manne financière gérée par la CGNASC était redistribuée aux CE sans considération de taille et de « poids » salarial, ce qui permettait à chaque salarié de percevoir a minima une dotation similaire.
C’est ce système d’égalité de traitement entre tous les salariés du territoire qui vient de voler en éclats.

Quel est le problème ?
Vous l’avez déjà compris, les CE ne pèsent pas tous le même poids en terme de nombre d’agents et donc de masse salariale. La dotation nationale étant reversée au prorata de cette dernière considération, les CE ne se verront pas dotés de la même façon.
Les salariés relevant de gros CE tels qu’Ile de France par exemple ne verront peut-être pas de différence au niveau de ce qui leur sera reversé, mais cela ne sera pas le cas pour ceux travaillant dans des régions moins importantes. Ces derniers peuvent voir individuellement leurs prestations baisser en fonction du deuxième problème.

Quel est le deuxième problème ?
L’intégralité des dotations est maintenant à la main des CE régionaux et attribuée en fonction de critères régionaux déterminés par les élus issus des résultats des élections professionnelles.
Au local, ceux-ci peuvent décider de maintenir un montant de dotation uniforme ou appliquer à l’intégralité des prestations les normes qu’ils ont définies. Ça peut en arranger certains, d’autres pas. Moi, par exemple, je viens d’annuler mon séjour à Ibiza pour réserver dans un petit camping très sympa de Melun, vous allez comprendre pourquoi…

Et en Aquitaine ?
C’est le SNU qui tient les manettes dans notre région. Nous nous doutons donc que toutes les prestations seront conditionnées au niveau de revenus de chaque salarié, alors même que les « hauts » revenus abondent la masse salariale prise en considération pour déterminer le montant reversé au CE et donc aux salariés.
Nous l’avons remarqué, le SNU détourne, les « aides sociales et culturelles » de leur objet en en faisant un moyen de compléter le salaire des agents les moins bien rémunérés.
Cela peut s’entendre. Ce que j’ai moins entendu par contre, c’est quelle avait été son action syndicale concrète du temps de l’ANPE pour imposer à la direction un relèvement desdits bas salaires ?…          

Et maintenant ?
Bon, finalement j’annule Melun parce qu’on n’est pas encore couché. Première difficulté, la CNASGC existe toujours et l’on peut prévoir qu’elle ne va pas se laisser dépouiller sans rien dire.
Quand bien même, il faut compter avec le temps et les modalités de reversion de sa dotation, séances des commissions du CE pour établir un projet d’utilisation de la nouvelle manne, les réunions du CE pour valider par vote les conditions d’attribution proposées…
Nous sommes en janvier. Au train où vont aller les choses, nos chèques vacances arriveront à noël et les chèques Cadeaux de noël seront livrés à Pâques 2013
En prime, un collègue me glisse sournoisement que dorénavant si vous avez besoin d’un don ou d’un prêt, vous avez intérêt à avoir la bonne orientation syndicale, je sais, c’est mesquin…

Dommages collatéraux ?
Nous parlions des dons et prêts, on y reste parce qu’avec tout ce chambardement, on ne sait pas trop ce que vont devenir les dossiers déposés auprès de la CNASGC. J’espère que les collègues qui ont demandé ces aides sociales ne sont pas dans une situation d’urgence parce que la réparation de la Twingo, c’est pas encore pour demain et l’huissier tu le paies pas avec une photocopie de décision de justice…
Ironie de l’histoire, nos grands fans de l’ex ADASA ont cassé l’organisme dans lequel leurs membres avaient été reclassés et dont on se demande ce qu’ils vont devenir…

Conclusion ?
Cherchez l’erreur, officiellement au nom d’idéaux d’égalité et de justice, le SNU a cassé une structure, sûrement imparfaite, qui assurait l’application desdits idéaux.
Aveuglé par sa détestation de tout ce qui provient de l’ex Assedic (exceptés les salaires quand même, je le place parce ça a été assez reproché), le SNU joue avec des allumettes sans avoir prévu d’extincteur au cas où…
Il a réussi à mettre le feu à l’immeuble mais rien ne dit qu’il échappera à l’incendie, c’est tout le mal que je lui souhaite.
La dernière consultation du personnel sur les modalités de gestion des aides a plus que montré que les représentants du SNU ne représentent qu’eux-mêmes…

Par tradition, snobisme et esprit de l’escalier, je n’apprécie guère l’intitulé des tracts syndicaux, y compris ceux qui émanent de mon organisation.
Mais j’avoue que pour le coup, il résume bien ma pensée : « On peut avoir juridiquement raison et socialement tort »

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Demandez le programme 2012.

Au national

 - Négociations sur la nouvelle classification
La nouvelle classification sera vraisemblablement l’un des gros chantiers de 2012.
Pour FO, le dispositif de classification ne doit pas être sclérosant, il doit favoriser la promotion interne, d’où le couplage indispensable avec un véritable déroulement de carrière et une reconnaissance indiciaire.
Notre première revendication reste et restera que la classification n'engendre aucune dégradation de l'existant, et préserve les garanties acquises notamment en terme de maintien de la rémunération ET du coefficient. 
Nous insisterons sur les perspectives d'évolution, et de passerelles entre les filières métiers.
 
-  Application de la convention tripartite
Ou l’Etat dans l’injonction paradoxale permanente !!!
Si nous avons souligné l’intérêt de certains principes énoncés : personnalisation de l’offre de service, plus grande autonomie des conseillers, meilleur pilotage de la convention, nous avons aussi constaté qu’on pouvait la résumer ainsi : plus d’objectifs avec les mêmes moyens !
Entre temps a eu lieu le sommet social du 18 janvier et l’annonce de 1000 postes supplémentaires à Pôle Emploi. Postes très largement insuffisants en nombre (à rapprocher des 1850 postes supprimés l’année dernière) et qui sont de plus des emplois précaires. Bref un emplâtre sur une jambe de bois.

Au nouveau directeur général de mettre à présent les paroles en musique, comme il nous l’a annoncé dans un mail adressé aux agents le 16 janvier :
 « Ce document intègrera, bien entendu, les priorités fixées par la convention tripartite mais portera également sur la gestion des ressources humaines et les conditions de travail, sur notre mode d’organisation et de fonctionnement et sur notre système d’information. La nouvelle offre de services sera présentée au Conseil d’administration de Pôle emploi d’ici la fin du premier semestre.
La page que nous allons écrire ensemble est une étape importante pour Pôle emploi. C’est pourquoi je souhaite que son élaboration soit fondée sur une méthode qui associe largement la ligne managériale et les agents. Cette méthode vous sera prochainement présentée.
»

On se demande qu’elle pourra bien être l’originalité d’un document censé décliner les priorités de la convention tripartite, cette dernière structurant de fait toutes les activités au travers d’indicateurs dont la précision élimine toute  autonomie.
Quant à y associer « largement » des agents, on nous permettra de n’en pas croire un mot.

-  Résultat action juridique contre l’accord seniors 
La CGT a porté l’affaire en justice en avril 2011.
L’un de ses arguments est la discrimination engendrée entre les agents issus du droit privé et ceux du droit public en « créant une injustice flagrante pour les agents publics puisqu’ils ne peuvent bénéficier d’une sur-rémunération (par rapport à la quotité de temps de travail) identique à celle des salariés de la CCN. » 

Nous devons donc nous attendre à toutes les hypothèses de sortie, et nous préparer à défendre, à minima, les intérêts des agents qui sont déjà dans le dispositif. Mais nous sommes convaincus que si la justice donne raison à la CGT, la DG ne renégociera pas un dispositif comme celui-là…. Economies obligent.
 
Nous avions raison de dire que la revendication des agents n’était pas de travailler plus longtemps, mais bel et bien de partir plus tôt, comme en atteste l’afflux d’adhésions
- Il n’est pas envisageable que les agents en ayant bénéficié soient pénalisés
- si l’accord doit être renégocié, c’est dans sa consolidation, et notamment ce qui nous a empêché de le signer : le non remplacement des temps choisis et la disparité de traitement public/privé.

Certes c’est important de conserver un « second souffle » de ne pas se sentir « mis à l’écart » après 45 ans,
Certes c’est indispensable de pouvoir continuer à bénéficier de formations, de promotions,
Certes il est impératif de garantir de réelles perspectives d’évolution de carrière jusqu’au bout,
Certes les mesures d’accompagnement qui vont dans ce sens sont toujours les bienvenues,
Certes aucune discrimination n’est acceptable, pas plus celle liée à l’âge que d’autres,

Mais travailler au-delà de 60 ans, est-ce une revendication des travailleurs, ou une nécessité qui leur est imposée par un choix de société présenté comme la seule solution possible ?

-  Retraite Complémentaire
Notre démarche initiale était
-    que tous les agents de droit privé soient affiliés à l’AGIRC /ARRCO, conformément à l’article 7§4 de la loi de fusion, avec les taux majorés existants dans le RAC
-    que si le basculement à l’IRCANTEC n’était pas un problème en soi, nous demandions alors la prise en compte des mêmes taux majorés : refus formel de l’IRCANTEC
-    que dans ces conditions la seule hypothèse était le groupe fermé, qui préservait les droits de plus de 15 000 agents actifs, et des retraités (option annoncée comme possible par la DG lors de la CPN de septembre 2011)
Cette opération n’excèderait pas 100 millions d’euros sur 5 ans… (une  goutte d’eau dans le budget de PE)
Ce ne sont d’ailleurs pas des dépenses supplémentaires, mais le maintien d’une situation existante.

Sachant que bien évidemment la question de l’alignement des retraites complémentaires pour les agents publics et les agents sous CCN, sur le « meilleur des deux », reste un objectif.

Nous avons signé l’accord de prolongation de la phase transitoire jusqu’au 31/12/2011.   
Il est tout sauf satisfaisant, nous en étions bien conscients, mais il nous a permis de gagner encore 2 mois … Nous demandions de le prolonger jusqu’au 31 décembre 2012, voire 2013…. Ce qui aurait eu le mérite de lever cette « épée de Damoclès » au-dessus de nos têtes, une solution législative devant bien apparaître dans les deux ans. La DG n’y a pas souscrit. …
Cette solution législative est exigée par les caisses (un dispositif législatif qui concevrait un dispositif dérogatoire comme cela a déjà été mis en œuvre, notamment à La Poste.)

 Et puis localement notamment :

-  Suite et Fin de l’Action juridique OATT contre Pôle Emploi Aquitaine
Le Tribunal des Prud’hommes de Bordeaux rendra son jugement durant le premier semestre 2012.
Une soixantaine de dossiers ont été déposés et sont suivis par Force Ouvrière suite à l’accord OATT de janvier 2011.
La saisie de la justice porte sur deux points :
- la perte de la journée continue, considérée comme un avantage individuel acquis, et de ce fait sa compensation financière
- la proratisation de la compensation financière pour les agents de droit privé à temps partiel


Pour en finir avec le programme de cette année 2012 que l’on pourrait qualifier de « celle de tous les dangers », n’oublions pas que celle-ci va aussi être marquée par l’organisation des élections professionnelles à Pôle emploi.
L’opportunité pour nous de faire entendre nos positions, l’impérieuse nécessité pour d’autres de devoir confirmer leurs résultats.

 
Nous aurons très prochainement l’occasion de revenir sur le sujet…

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Merci Patron.

Il aura donc fallu attendre la toute dernière minute de son mandat pour que Christian Charpy fasse un vrai cadeau à son personnel ! Quel cadeau, demanderez- vous haletants : une prime grassouillette, une promotion, une photo dédicacée ?

Rien de tout cela : une note de service. Un note, oui, mais pas n'importe laquelle : à la faveur de la pression exercée par les syndicats après la prise d'otage de Paris Beaumarchais, l'Ex, avant de tirer sa révérence, a désiré mettre de l'ordre dans les pratiques douteuses (comprenez « illégales ») de récupération des trop-perçus en bannissant leur récupération à 100% sur les allocations (sauf accord de l'intéressé) ( Note PE_CSP_2011_207 ).

Rappel de la politique maison pratiquée dans le cadre de l’amélioration continue de la qualité de service et de la lutte contre l’augmentation des tensions entre salariés et usagers, un indu déclanché ou réactivé (qu’il date de un mois ou de 15 ans), et cela quel que soit son montant, peut être prélevé en intégralité sur les versements à venir de l’allocataire !

APRES MOI LE DELUGE...

Certes, il convient de ne pas trop s'enthousiasmer et de ne pas être tout à fait dupes.
En ces temps de disette pécuniaire et de raréfaction des « A », les conséquences de cette note  donnent déjà des sueurs froides aux gardiens du temple de la santé financière de l'UNEDIC. Et ce qui est donc désormais reconnu comme interdit pourrait bien être discrètement « suggéré » aux exécutants que nous sommes sous peine de se voir mal notés par nos supérieurs (« débrouillez- vous comme vous voulez, mais il faut que les gens acceptent de leur plein gré la récupération à 100% »). Surtout si les indicateurs restent toujours aussi surveillés.
Autre revers à la médaille, le risque de voir une baisse de l'efficacité dans la récupération des indus utilisé comme prétexte pour confier à d'autres, plus réalistes et moins chers (en un mot plus privés) la gestion de cette activité voire la gestion des allocations dans son intégralité.
De toute façon, on prédit que les directions régionales ne vont pas faire montre d’un grand empressement pour faire appliquer le nouveau mot d’ordre, même si nous souhaitons nous tromper… 

MAIS NE BOUDONS PAS NOTRE PLAISIR.

Il n'empêche :
Combien d' agents, avant et après la fusion, ont dû supporter sans moufter le spectacle désolant de certains responsables paramétrant à 100%, à la volée et sur listings, les indus sans se préoccuper le moins du monde de l'exactitude de la dette (nous ne nous trompons jamais), de son origine (ça ne peut pas être de notre fait !), et de la situation de l'intéressé (les allocataires ont tous un bas de laine bien rempli pour tenir trois mois sans rentrée d'argent, c’est bien connu).
Ceux-là (nos responsables) dormaient en effet plus tranquilles en étant sûrs d'avoir de bons ratios et donc de ne pas se faire gronder par le chef d'en haut, plutôt que d'appliquer la loi. C'est dire l'état de la conscience de certains... ou de leur ignorance.
Alors au nom de tous ceux qui les voyaient sévir au quotidien, merci M Charpy !

Mais attention, les responsables ne sont pas seuls en cause. Combien d'agents ont eu recours à un orthodontiste à force de grincer des dents en voyant tel ou tel de leur petit camarade zélé détecter un trop-perçu en étudiant un dossier et le mettre dans la foulée en récupération totale sans concertation avec le principal intéressé « parce que c'est la procédure » : ceux-là se pensaient sans doute, au profit d'une conscience qu'ils croyaient professionnelle, dispensés de conscience tout court.
Alors au nom de ces agents édentés, merci M Charpy ! 

Mais quel dommage que vous vous mettiez seulement au travail le jour de votre pot de départ !...

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Anne non plus n'a rien vu venir.

Des occupations d’agence, j’en ai déjà vécues. Plein. Et j’aime ça.

La toute première ne m’avait pourtant pas laissé un excellent souvenir. Jeune liquidateur de l’Assedic en décembre 1994, j’avais connu la première occupation orchestrée par le Comité de chômeur local afin d’exiger le versement de ce qui allait devenir la fameuse « prime de Noël», pas encore entrée dans les moeurs . Je me revois plutôt à l’aise malgré la tension palpable au milieu d’une centaine de demandeurs d’emploi remettre à chacun d’eux une enveloppe contenant leur chèque. Je me rappelle aussi à ma grande déception que moins d’un sur deux s’était abaissé à me remercier, ce qui m’avait passablement agacé…

Ma deuxième expérience se produisit en janvier 1998 au bureau détaché (comme on disait alors) dans lequel j’avais été muté. J’occupais le poste d’accueil, chargé de fermer les portes à l’arrivée du moindre individu suspect, un risque d’envahissement ayant été signalé. La ch’tite nana est entrée avec son drôle de chapeau et son sac militaire. Mon poste était séparé du hall par une cloison, c’était une époque révolue où l’Assedic puis Pôle emploi se souciait encore un minimum de la sécurité de son personnel. Je me suis penché par-dessus le comptoir pour voir ma nana qui venait de s’accroupir, désormais invisible, au pied de ma cabane. Elle s’est redressée, hilare, et m’a dit, en me montrant la pancarte qu’elle avait à la main : « Vous êtes envahis ! Vous n’avez pas du scotch ? »
J’avais rien vu venir, moi. Je me suis précipité pour avertir mon chef et ramener du ruban adhésif. Cette dernière initiative n’avait pas été du goût de tous mes collègues.

J’ai bien entendu vécu les occupations régulières de site organisées par les intermittents du spectacle (novembre 2000, mai 2001, avril 2004), ça s’était toujours bien passé et j’avais fini par me faire un copain, le gars des RG toujours présent, toujours discret avec son imperméable beige et sa tête de celui qui n’a rien à faire là… A chaque fois, malgré les avertissements, on ne les avait pas vus venir, bien qu’une fois on les avait entendus puisqu’ils avaient décidé de nous jouer un petit concert de trompettes sur le parking. Inutile de préciser que la production du site s’en était ressentie.
Ordre avait été donné de fermer les bureaux à clé afin d’éviter un envahissement total mais telle n’était pas leur intention. Ils se sont contentés d’organiser un graillou bonne franquette dans le hall, sauciflard et pinard à tous les étages, ce qui en a amené un ou deux à nous pousser la chansonnette… Curieux de voir ça de mes propres yeux, au mépris de ma vie et des consignes de ma hiérarchie, j’étais entré dans la cage aux fauves sous un prétexte futile. Ils ont eu l’air content de me voir, on a papoté et ils m’ont offert l’apéro, ce qui ne se refuse lorsque l’on est bien élevé… On s’est quitté en se disant « A la prochaine ! »

Ça a été plus tendu en mai 2004, à l’époque des « recalculés ». Ce coup-là, on avait fermé juste à temps mais on n’allait pas pouvoir éviter de recevoir une délégation de chômeurs. Discussions acharnées dans le sas concernant le nombre de représentants admis à venir dialoguer avec la direction. Ce sera finalement cinq, charge à moi (qu’est-ce que je fichais encore là ?), le pied en travers de la porte, de jouer au videur de boîte. Je l’ai vu venir de loin, la nana sûre d’elle qui fondait sur moi en fendant l’attroupement. Arrivée un poil en retard, elle exigeait d’entrer en tant que responsable du Comité de chômeurs. Je m’y suis fermement opposé, arguant que le véritable responsable était déjà dans les locaux et qu’on n’allait pas faire non plus une collection !
Je suis un crétin. Le gars que j’avais pris pour le responsable était en fait le mec des RG que je ne connaissais pas vu que l’habituel devait être en RTT. Mes accents de sincérité l’ont perturbée et je la revois encore devant moi en train de faire chauffer son portable pour connaître sine die le nom de l’infâme usurpateur.
Bon, elle a quand même fini par joindre quelqu’un et j’ai vu arriver affolé un encadrant me suppliant presque de bien vouloir la laisser entrer…
Des histoires comme cela, je comprends qu’il faille les voir pour les croire…

J’aime bien les occupations de site, donc, parce qu’il m’arrive toujours quelque chose. Je me réjouissais de la survenue de ce mardi 17 janvier, jour de mobilisation sociale et d’envahissement prévisible.

J’ai tendu l’oreille à chaque coup de klaxon, dévisagé tous les demandeurs qui entraient, fixé à m’en crever les yeux la rue au loin…
Anne, ma collègue Anne, ne vois-tu rien venir ?

Rien, hein ? Pas la queue d’une banderole, pas l’once d’un rassemblement, pas la peau d’un saucisson, bref pas l’ombre d’une occupation…
Moi qui avais prévu de rédiger un article sur ce thème, me voilà bien embêté.

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Un mirage en cache souvent un autre.

Finalement, l’EID ça a eu du bon : une obsession chassant l’autre, personne ne s’occupe plus de la taille de nos portefeuilles, sujet relégué au dernier sous-sol, pour se concentrer sur cette grande mascarade qui vise  à  offrir un service tronqué. « Braderie géante, pour le prix d’un agent, vous en avez deux », on pourrait se croire à la Samaritaine !

Nous sommes donc tous des conseillers interchangeables à capacité réduite. On va d’ailleurs s’étoffer de 1000 autres conseillers à capacité elle aussi réduite, formés « à l’arrache » pour conseiller en réalité sur……rien.
Car, à part des effets d’annonce, on est bien loin des 60 demandeurs que devait suivre chaque conseiller avant la  criiiiiiiise. Si ici nous en sommes à 200 en moyenne, il paraîtrait que dans des contrées reculées, certains atteignent les……600 !!!

Comme de toute façon, on est injoignable et que la toute nouvelle priorité avant la prochaine est donnée aux demandeurs d’emploi tout frais, tout neufs, alors on cause aux tout frais, de tout, de rien, de l’air du temps, de la percée de dent de leur dernier-né, de la poussée d’acné de leur ado, mais surtout, subtilement, imperceptiblement, on s’éloigne discrètement du point sensible : on n’a rien à leur conseiller sinon obéir gentiment aux injonctions de la grosse machine s’ils ne veulent pas être broyés.
Même les Indignés, annoncés bruyamment sur Facebook, n’ont pas montré le bout de leur nez. Indignés ? Résignés, plutôt…
 
L’EID a l’air de bien se passer, alors on se gargarise en haut lieu. Pas de quoi pourtant, les conseillers ex-placement ne sont quand même pas si cons : ils sont capables de récupérer quelques papelards et les mettre dans des chemises de couleurs différentes, actes professionnels qui nécessitent une telle technicité (par exemple, il ne faut pas être daltonien) qu’ils ont mis en transe nos équipes de direction.

Pas franchement un grand pas pour l’humanité, ni même la moindre amélioration de la qualité de service, mais nos dirigeants ont appris à se contenter de peu, à s’auto suggestionner à prendre des vessies pour des lanternes, à confondre mirage et réalité…

Alors on s’emballe pour le dernier gadget à la mode censé être LA solution au sous-emploi (y compris à l’intérieur de Pôle emploi), jusqu’à ce que la prochaine lubie chasse celle-là.
Peut-être le prochain grand projet stratégique incontournable sera-t-il de repeindre les cloisons en rouge après avoir planifié des formations  d’initiation à la peinture à destination des conseillers (la formation, sur la base du volontariat pour les agents indemnisation, se décomposera en deux sessions + un module de renforcement des acquis pour les conseillers les plus en difficulté).

Pourquoi pas ? Dans un monde d’illusions, tout est toujours possible…

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SOS stress amitié, bonjour ?

On n’a jamais trop d’amis au boulot, pardon je voulais dire qu’on n’a jamais trop d’intérêt à discuter avec de vagues connaissances de travail.
C’est en prenant une pause préjudiciable au maintien du AAA de notre organisme que j’ai eu l’occasion d’échanger avec deux collègues sur le module « gestion du stress » qu’elles avaient suivi quelque temps auparavant.

Je l’avoue, j’étais parti pour me moquer. Non pas du stress qu’elles éprouvaient ou pensaient ressentir mais parce que je ne croyais pas une seule seconde à une quelconque efficacité du dispositif.
Quelques conseils que l’on peut trouver dans n’importe quel Psychologies Magazine et même dans le dernier numéro de Figaro Madame, me disais-je : faites des étirements, inspirez profondément et expirez violemment, apprenez à dire non, mettez-vous au yoga, adoptez un chat siamois, du blabla, quoi…
Le même baratin que doit vous servir Psya, la ligne d’écoute psychologique que vous appelez parce qu’il est déjà trop tard. Un gadget, en résumé, qui permet cependant de couper avec l’organisation volontairement pathogène du site pendant quelques jours…

Je me trompais lourdement sur le côté « gadget ».

J’ai tout d’abord été étonné par le fait que mes collègues ne connaissaient pas précisément la qualification du meneur de stage. Psychothérapeute, pensaient-elles, preuve que celui-ci avait foiré son premier exercice, pourtant le plus facile, celui de la présentation. Psychiatre, psychologue ou psychothérapeute, c’est pas la même chose, pas les mêmes compétences, pas le même champ d’action, pas les mêmes diplômes…
Elles savaient juste qu’il bossait pour un cabinet extérieur mandaté par Pôle emploi, le même peut-être qui parle au cul des vaches lorsqu’un agriculteur l’appelle parce qu’il ne comprend pas qu’elles ne donnent plus autant de lait qu’avant…

Bref, j’ai eu l’occasion de découvrir ce que notre psychoquelquechose leur avait enseigné. Je vous préviens, vous n’allez pas me croire, reprenez un Lexomil, c’est un conseil.

Règle d’or : « il ne faut pas développer d’amitiés au travail ! »

Voilà, c’est dit. Bon, on ne parle même pas de la recommandation élémentaire que tout le monde connait même s’il ne la respecte pas forcément (on n’est pas de bois, quand même…), c'est-à-dire qu’il faut éviter de nouer des relations amoureuses avec son collègue de bureau ou encore pire son manager.
Non, on parle juste de la très mauvaise idée de nouer des relations amicales. Des amis au travail moi, jamais ? No friends ! Amigos No Pasarán ! Freund raus, qu’on se le dise !
Mes copines, je veux dire mes connaissances, lui ont fait remarquer que l’on passait quand même 8 heures par jour en contact avec ses collègues, que par conséquent il était fort agréable de lier quelque relation avec certains d’entre eux (quelque chose de fort utile pour évacuer le stress) et ont donc interrogé notre psychomachin sur la pertinence de sa prescription.

La sentence de Salomon est tombé : il ne faut se faire d’amis au travail car le développement de liens amicaux entre deux personnes les conduit inévitablement à se parler, ce qui pour le coup est inattaquable.
Et ça, c’est formellement verboten car dangereux. Mais warum ? Eh bien, un salarié qui vient au travail avec son stress du dehors aura tendance à se confier, parlera de ses problèmes extérieurs, ce qui en le faisant ressasser ne lui permettra pas d’oublier un seul instant ses soucis, alimentant son mal-être, CQFD !

Précisons dans le même ordre d’idée que notre psychotruc a aussi déconseillé de manger sur place avec ses collègues puisque pareil, entre le Bolino et le Findus, on risque d’être amené à entamer la conversation…
Tremblons-en d’effroi, chers frères et soeurs…

Résumons ; pour lutter contre le stress, le psychopathe du cabinet de crétins sélectionné par les manches de Pôle emploi conseille de s’en tenir au stade communicationnel du « Bonjour, bonsoir, passe-moi le sel ! »
Je n’ose imaginer sa hausse de température s’il apprenait que ce matin même j’ai demandé à un collègue s’il pouvait me prêter son agrafeuse ! Et quand t’imagines qu’en plus je lui ai dit « Merci », je crois que là on frôle dangereusement la perspective de pratiques sexuelles imminentes telles que la morale les réprouve !

On peut aller plus loin dans le résumé et je ne vais pas m’en priver en vous livrant les véritables enseignements sublibidos, pardon subliminaux de ce cours véritablement magistral.

Enseignement n°1 : le stress n’est jamais causé par le travail ou son organisation, il émane exclusivement de vos difficultés personnelles
Enseignement n°2 : ne vous faites jamais d’amis au boulot, comme ça vous ne serez pas perturbé lorsque quelqu’un  sera licencié et de plus vous n’aurez pas de problème de conscience lorsqu’il s’agira de balancer un collègue à votre manager à l’occasion de l’EPA
Enseignement n°3 : moins vous aurez l’occasion de parler à quelqu’un, plus vous aurez de temps à consacrer à la boîte dans un souci de hausse de productivité
Enseignement n°4 : non, mais, sans déconner, vous n’allez quand même pas en plus contaminer un autre salarié, sain lui, avec vos jérémiades à la con ?

La boucle est bouclée.

Pôle emploi est un gros patron comme un autre, dopé à la recherche incessante de productivité au détriment de la santé de son personnel, et rien ne saurait jamais lui être reproché. Fourrier de l’idéologie dominante qui promeut l’avènement du salarié isolé, sans attaches et sans contacts dans l’entreprise, l’avènement du consommateur/client égoïste à l’extérieur.

Je ne trouve nulle part de « citoyen » dans ce monde-là. Et ça, ça me stresse…

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Maïté nous a quittés !

Pas d’hypocrisie de circonstance. Pas de grandes phrases larmoyantes. Pas d’éloges de façade.

La disparition de Maïté Mach nous touche tout simplement.

Déléguée syndicale du SNU, élue au CE et présidente de la commission ASC, c’est vous dire si les occasions d’affrontement n’ont pas manqué durant ces trois dernières années.

Nous ne partagions pas les mêmes idées, nous n’aurons pas l’indécence de le nier.

Ce qui a parfois donné lieu à des débats enflammés, forcément enflammés lorsque les  protagonistes sont passionnés et ont des convictions.

Ces échanges nous auront permis d’apprendre à la respecter…

Bien au-delà de l’appartenance syndicale, nous garderons le souvenir d’une femme engagée, militante : une citoyenne.
Son départ brutal, terrible, et forcément injuste nous laisse un goût d’inachevé et d’amertume.

Il met fin de la plus cruelle des manières à nos débats...et nous le regrettons sincèrement.

 
Photo prise sur lafusionpourlesnuls.com


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Les brèves de la section.

Les réunions préparatoires des Délégués du Personnel FO auront lieu les 14 février, 16 mars et 13 avril. Dans l'idéal, vous devez leur faire parvenir vos questions 2 jours avant en utilisant ce lien Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. . Il est toutefois possible d'en rajouter jusqu’à 5 jours avant la réunion officielle.

Le CE  se tiendra le 23 février.


La prochaine réunion trimestrielle se déroulera le 13 mars 2012. Nous n'en connaissons encore ni le lieu ni l'ordre du jour, mais vous pouvez dès à présent réserver la date. Vous recevrez plus d'informations par courriel courant février et dans notre prochain numéro.
 

Vous désirez plus d'informations sur notre section ou souhaitez nous rejoindre ? En voilà une bonne idée, cliquez ici Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. .

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Le Père Noël est lui aussi un sale mec.

Pendant que la DG et autres échelons de commandement nous envoyaient des vœux dont tout le monde doute de la sincérité, le Père Noël de Pôle emploi, lui, préparait discrètement ses paquets piégés dont l’ouverture a pour but de nous péter à la face.
Des cadeaux fins prêts en cette période de distribution d’étrennes puisque préparés depuis des années et empaquetés depuis déjà six mois.

Plaisir d’offrir, un petit arrêté de rien du tout daté du 14 juin 2011 et prévoyant la dématérialisation des attestations employeur pour toutes les entreprises de 10 salariés et plus à compter du 1er janvier 2012.
« Prévoyant » n’est bien entendu pas le bon terme à employer puisque Papa Noël a blindé l’affaire : cette dématérialisation est obligatoire !
Notons que pour l’occasion, et malgré le port d’un costume rouge prêtant à interprétation, l’intervention de l’Etat dans la marche des entreprises privées n’a été dénoncée par personne comme une dérive propre aux régimes totalitaro-communistes, ce qui en dit long sur tout le bien que la partie du monde patronal qui dirige le pays pense de la mesure…

Effectivement, on voit bien l’intérêt. Boum, je balance automatiquement l’attestation employeur dans les fichiers de Pôle emploi, et je dégage le personnel en charge jusqu’ici d’établir lesdits documents.
On ne dira d’ailleurs jamais à quel point l’idée de progrès liée à l’informatisation, présentée à l’origine comme une façon de libérer les salariés des tâches « ingrates » a été dévoyée et servi à produire du chômage de masse, la machine remplaçant progressivement l’humain.

Autre intérêt, engorger un peu plus Pôle emploi et ses salariés. A eux de perdre du temps à récupérer les fameux fichiers obligatoires dans un quelconque répertoire « Q », « Z » ou « K », ou se connecter sur le site Internet de l’institution pour dénicher le document recherché. Etant donné la réactivité et la fiabilité discutables des applicatifs - problème dont la non résolution indique qu’il s’agit en réalité d’une volonté - on sent bien que l’objectif est de planter un peu plus la boîte.

D’ailleurs, pour être sûr de nous faire perdre un peu plus de temps, « Pôle emploi délivrera un accusé de réception de chaque fichier et un compte rendu de chaque attestation contenue dans le fichier transmis »
Plus 100 balles et un Mars, la DG d’un service public pour l’emploi adorant se coucher à l’instar du gouvernement devant ses maîtres.

Mieux encore, on subodore que les initiateurs et suiveurs du projet savent déjà que l’opération prévoit de tourner au désastre. On découvre ainsi une petite phrase affligeante : « Le cas échéant, l’employeur sera également informé des éventuelles informations erronées ou manquantes dans l’attestation transmise. »
Fermez le ban, on sait déjà que l’on va recevoir des documents de merde inexploitables mais on lance le truc quand même ! Remarque, après tout, qui est pénalisé au final ? Le demandeur d’emploi ? Le conseiller Pôle emploi ? Tu vois, c’est que du bonheur partagé.
Il y a un an, j’avais eu entre les mains une de ces attestations génialement informatisées : manquaient la période d’emploi, le dernier jour travaillé payé et l’indication relative au préavis ! Ce qui avait bien entendu grandement accéléré le traitement du dossier du demandeur…

Le Père Noël de Pôle emploi a donc chaussé ses gros sabots et fracassé ma cheminée pour venir déposer dans ma chaussette d’avenir sa promesse de lendemains qui n’en finissent plus de déchanter…
Car le vieux poilu a sûrement déjà en tête son cadeau de l’année prochaine. Non plus la transmission des attestations par fichier interposé mais l’intégration automatisée de celles-ci dans nos applicatifs !
Réalisant le fantasme de la fusion de transformer les salariés en purs agents de saisie et de validation, saisie qui peut être effectuée depuis n’importe coin du globe, n’est-ce pas ?

Clairement, et parce que c’est le but recherché par l’institution qui veut ma peau, c’est ce qui m’a été dit pour me convaincre de me porter volontaire pour l’EID.
Problème, j’emmerde l’EID et il y a longtemps que je ne crois plus au Père Noël.

Mais comme on ne sait jamais, l’année prochaine, je veillerai près du sapin un canon scié à portée de main…

Si vous appréciez les mini billets d'humeur, vous pouvez retrouver les vrais sur le site de FO Pôle emploi Aquitaine.

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Revue de presse.

Cette rubrique n'a plus de raison d’être.
Vous pouvez en effet consulter notre revue de presse sur notre site FOPOLEEMPLOIAQUITAINE.ORG

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Crédit.

Merci à ceux qui, en plus de l'équipe de rédaction, nous ont aidés à faire ce numéro.

Nous avons réalisé ce projet avec beaucoup d'enthousiasme et de bonne volonté, mais également une grande inexpérience. N'hésitez donc pas à nous contacter pour donner votre avis, vos conseils, vos suggestions.....

Vous pouvez de même nous faire part d'informations, locales ou non, que nous pourrions relayer dans les prochains numéros.

lagazetteduguichet@dbmail.com Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.
et bien sûr
Syndicat.CGT-FO-Aquitaine@pole-emploi.fr Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.


"On en a gros, et on veut être considérés comme tels"

Par polo
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